Mont Blanc. Pourquoi j’ai louper mon Mont Blanc.

Et oui. J’ai raté mon Mont Blanc! Même si je suis content de l’aventure et d’avoir parcouru le chemin jusqu’où j’ai été, j’ai fini par louper mon sommet et faire Demi-tour.

Explications.

Je pense que plusieurs facteurs ont joués dans ce renoncement et ce, dans le premier tiers de la course.

1 Surestimation

Du point de vue personnel

Et quand je parle de surestimation, il y a ma surestimation personnelle. Là ou je me disais, où j’avais pu lire à plusieurs reprises, « le Mont Blanc n’est qu’une randonnée en haute altitude.  » peut être par la voie classique. Et honnêtement je ne saurais l’affirmer. Mais je ne pense vraiment pas. En tout cas, pour l’avoir essayer du côté italien et pour ma part, ce fut plus qu’une simple randonnée. Si on devait revenir tout au début de ma préparation j’ai regarder différentes agences pour faire ma réservation pour effectuer le sommet du Mont-Blanc. j’étais finalement passé par une agence qui proposait le sommet en quatre jours en effectuant le trajet des trois monts et finir par le Mont Blanc. Le premier jour consistait à remonter l’ensemble de la mère de glace, avec l’école de glace, le deuxième jour à monter un petit peu en altitude pour essayer de s’acclimater un peu, jouer avec les cordes et les deux jours restants étaient consacrés au Mont Blanc. Ce ne fut pas le programme final. Cela fini par une ascension en deux jours du côté italien via le refuge de Gonella. Beaucoup plus ambitieux en effet et j’avoue ne pas avoir été assez préparé pour une telle activité. Cela représente un dénivelé de plus de 1800m le premier jour. Trop pour moi sans doute.

Du point de vue de mon équipement

J’avais fait un travail en amont pour m’équiper au mieux. Avoir tout le nécessaire etc. Rechercher un sac léger pour partir léger comme une fleur et… ce ne fut absolument pas le cas. Mon sac fini par peser au moins 12 kg … 5 bons kilos de trop.

Mon sac me casse les épaules. Il est bien trop lourd. Pourquoi ai-je pris tout ce poids ?

Pourtant j’ai pris le matériel indiqué sur la liste donnée par l’agence. Piolet, crampons, vêtements etc etc. J’ai pris en plus mon appareil photo, mes chargeurs, quelques barres de céréales, l’eau … rien de trop inutiles. Pourtant en réfléchissant bien j’aurai pu l’alléger d’avantage. J’espère que ça va me servir de leçon pour mon Kilimandjaro…

Sac préparé !

2 Vouloir en faire trop.

J’étais à Chamonix. J’avais mon équipement de Via Ferrata avec moi. Du coup comme j’avais deux jours de libre avant cette aventure, je ne voulais pas rater l’occasion de m’amuser un peu. Le premier jour je me suis organisé  une belle balade et le lendemain la via feratta des Evettes à la Flégère. Très belle Via Ferrata en tout cas. Classée AD (assez difficile). Il est vrais que certains passages demandent de beaux efforts et ce n’était peut être pas la meilleure idée de brûler beaucoup d’énergie juste avant mon expe

Mais alors que s’est-il passé pour que j’aie du renoncer

On est partit à deux avec le guide Yohan qui m’accompagnait avait quant à lui une bonne expérience d’alpinisme, ce dont je n’avait absolument pas. Leurs cadences de marche étaient plus rapide que la mienne. Sans doute par l’habitude de progresser dans ce genre de terrain. Une fois le chemin passé, la neige à cette époque était encore bien présente. J’avais du mal à progresser sur le glacier. Zippant tous les trois pas, me déséquilibrant et jurant par la même occasion. Je n’avais jamais progressé avec des crampons, ce fut ma première expérience et j’avoue que le guide ne m’a pas trop expliqué comment marcher cramponné. Ce fut rapide. Je me suis d’ailleurs pris quelques belles gamèles en me prenant les crampons dans les attaches.

Leur cadence de marche était plus rapide que la mienne, je me suis retrouvé seul à plusieurs reprises, sans même apercevoir le guide devant moi. Bref il m’on lâché maintes fois. Comme ma cadence de marche était bien moindre que la leur, dès que je les rattrapais, il recommençait aussitôt à marcher. De ce fait je n’avais jamais vraiment de pause pour pouvoir me reposer. Cela a fini par m’épuiser.

Petite pause déjeuner. 10 min Yohan et le guide.

Arrivé à bout de souffle, mes forces déjà bien entamées, on passe dans une partie alpine plus sévère. On s’encorde et on grimpe une partie de glacier assez abrupte (35 degrés min. ) pour arriver à devoir franchir plusieurs névés. Ceux-ci sont assez impressionnants et la trace est vraiment faible, voire inexistante. A ma droite j’ai plus de 80 m de vide. On est pas cramponner (je ne sais pas Pq d’ailleurs) à peine encordé. J’avoue ne pas me sentir en sécurité. Mes efforts intenses précèdent font vaciller mes jambes. Je zippe quelques fois très légèrement. Le guide panique et me dis que si je tombe je l’entraîne avec lui. Oui je suis bien d’accord et je n’ai pas envie de tomber non plus. Une réflexion sur le reste de l’aventure s’impose ! Que faire ?

Plusieurs options. Je choisi de ne pas saboter le sommet de Yohan

Il est temps de porter un regard sur les options possibles. Moi, à cet instant de l’aventure, je n’ai absolument pas confiance dans les capacités du guide. Quels sont les choix possibles? Soit faire demi tour et du coup je sabote le mont-blanc de Yohan, soit on continue jusqu’au refuge et demain on voit ce que l’on fait. Je propose alors de redescendre seul jusqu’à Courmayeur et de les laisser continuer.

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L’endroit ou j’ai fait demi-tour
Tracé gps

A ce moment là je ne me rend pas vraiment compte du retour à faire et surtout que ce ne sera pas simple du tout…Je fini par me retrouver encore une fois bien seul en haute montagne. Et la descente fut pénible et longue. Je ferais une petite chute d’1m50 et heureusement ce n’était qu’un trou et non une crevasse profonde. Mes côtes arrêteront violemment ma chute sur un rocher, me coupant le souffle durant 30 belles secondes. Après m’être extirpé comme je pouvait, j’ai continuer péniblement ma descente et je fini par rencontre un brave homme qui descendait également à la recherche des ses coéquipiers qui, eux aussi avaient eux des problèmes. Et heureusement que j’ai fais cette rencontre inopportune car il finira par bien m’aider à m’extirper des éboulis et finir ma progression. Après avoir réussit à joindre l’agence (qui ne m’apportera aucune aide) afin de leur expliquer la situation, j’ai rejoins Courmayeur et passer une nuit exquise dans une très bon hôtel qui avait été réservé pas un taxi qui fut d’une extrême gentillesse.

En résumé 9h30 de marche – 1140 m dénivelé positif – 1000 m dénivelé négatif approximativement. 25 km parcouru.

Alors pourquoi j’ai louper mon sommet?

1 manque d’entraînement
2 surestimation de la course
3 sac trop lourd
4 mauvaise organisation agence
5 guide non adéquat à mon rythme avec de nombreux manquements
6 insécurité
7 trop d’efforts avant courses

Je finirais par dire que je suis fortement en cause de cet échec même si des problèmes se sont rajoutés au fur et à mesure afin de compliquer les choses.

Commencer l’alpinisme par le Mont Blanc est une belle idiotie de ma part.

Mais je n’ai pas dis mon dernier mot ! On va dire que c’était une préparation au sommet que je pense réessayer un jour quand je serai plus préparer à frôler les cimes de l’Europe.

Un commentaire sur “Mont Blanc. Pourquoi j’ai louper mon Mont Blanc.

  1. L’agence a mis un alpiniste chevronné avec un débutant. Commercialement cela ne se fait pas car un niveau trop important pénalise le débutant.
    Donc le débutant a vite été écarté au bénéfice de l’alpiniste chevronné.
    Cela demande un geste commercial de l’agence pour se faire pardonner.

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